Le soleil et la chaleur arrivent, signes que le début des camps de jour approche à grands pas!
Pour les enfants, et parfois même pour les parents, cette transition peut être à la fois excitante et inquiétante.
Une question se pose alors : comment accompagner et sécuriser notre enfant sans le surprotéger?
- Préparer l’enfant. Il est utile de planifier la transition en présentant à l’enfant des informations concrètes : le lieu, l’horaire, le type d’activités prévues et si possible, le nom (ou le surnom!) des accompagnateurs ou accompagnatrices. Une visite des lieux ou même des photos pourront aussi l’aider à se familiariser avec son nouvel environnement.
- Maintenir les routines.Les routines demeurent un repère primordial pour favoriser le sentiment de sécurité des enfants. Dans les jours précédant le début du camp, il peut être aidant de conserver une routine stable, notamment le matin, au coucher et lors des repas.
Si votre enfant présente des inquiétudes, l’objectif n’est pas d’éliminer tout stress, mais de l’aider à se sentir capable d’y faire face.
D’abord, il est utile d’accueillir son émotion avec calme, sans la dramatiser. On peut reconnaître que la nouveauté peut rendre nerveux, tout en évitant de faire du stress le centre de la discussion. Par exemple : « Je comprends que tu sois inquiet.ète, et je crois que tu es capable de traverser cette situation. »
Ensuite, on peut l’aider à identifier des stratégies concrètes et créer une liste de stratégies pouvant l’aider : repérer un moniteur.trice ou un adulte de confiance, demander de l’aide, respirer calmement ou se rappeler une situation similaire où il a déjà réussi à faire face à son stress. Ces stratégies pourront renforcer son sentiment de compétence.
Enfin, il est important de rester attentif à notre propre posture de parent. En voulant trop rassurer, trop prévenir ou éviter tout inconfort, on peut parfois transmettre à l’enfant le message que la situation est dangereuse ou qu’il n’est pas capable d’y faire face. Une posture aidante consiste plutôt à reconnaître l’inquiétude, puis à ramener l’enfant vers ses stratégies et moyens.
Le rôle du parent n’est donc pas d’enlever toute anxiété, mais d’offrir un cadre sécurisant où l’enfant peut avancer malgré un certain inconfort.
Également, si l’anxiété devient envahissante, persiste dans le temps ou empêche la participation aux activités, n’hésitez pas à consulter un ou une professionnelle en éducation spécialisée ou en psychoéducation.
Isabelle Grenier, psychoéducatrice
Enoya